Épilogue

Que deviennent tous ceux qui ont été capturé?

Un tribunal Allemand condamne Monssieur Eugène Cougnet à 2 ans d'internement à Bergen-Belsen. Comme il connaît l'allemand il est employè à l'infirmerie de Gross-Rosen. En 1945, les Russes se rapprochent. Il est donc décidé d'évacuer le camp par camions.

Deux heures de route vers l'ouest et ce sera la libération par les Américains. Avant le départ le médecin allemand du camp demande à monsieeeur Cougnet: "Je ne peux abandonner les malades, pouvez-vous rester encore avec moi? Les Russes sont à proximité et vous serez vite libéré. Vous pourrez servir d'interprète pour les malades et pour moi-même et attester devant les Russes de mon bon comportement.

"Monsieeur Cougnet accepte de rendre ce service. Peu de temps après le départ des camions, arrivent à Gross-Rosen des soldats SS qui se replient devant l'avance Russe. Ils décident de vider le camp afin d'effacer toutes traces de méfaits du régime nazi. L'intention des SS est de regrouper tous les prisonniers à Bergen-Belsen. Commence alors une marche de la mort. Les déportés, atteints de dysenterie, sont contraints à des arrêts fréquents. Ceux qui ne peuvent suivre la colonne sont abattus sans pitié le long du chemin. Monssieur Cougnet n'arrivera jamais à Bergen-Belsen."

Texte d'André Dessaint, Méan, le 21 avril 1995.

Tous les enfants en dessous de 16 ans sont tranféré à un home à Linkebeek et survivront la guerre. Robert Arouete s'enfuit avec Margot et se cachent dans un village dans les environs chez des Wallons courageux. Les fils de monsieur Cougnet vont au prison et seront relâchés après quelques mois, Pierre, l'ainé, pesait encore 30 kg. Toute la famille Frenel est déportée à Auschwitz, Les deux soeurs sont les seules qui reviennent. Le même sort pour Philippe Wijcckmans, il ne revient pas. Pas de problèmes pour les élèves non-juifs, ils retournent à la maison. Un conte spéciale est Kurt Pick, le boulanger/économiste. Il simulait une maladie grave, restait dans son lit et on le croyait. Après quelques jours il quitta Bassines, et dit au garde allemand qu'il devait aller à l'hôpital avec urgence. De nouveau on le croyait, il pouvait passer. Il a écrit ses expériences dans un livre.

Et les dénonciateurs?

Il n'y avait qu'une boîte aux lettres à Méan et cette boîte était observée par la résistance, qui voyait qu'une personne, dont on savait qu'il était pour les nazis, mettait deux lettres là dedans. Dans la nuit on l'a ouvert pour en retirer les deux lettres. Les lettres étaient adressées au Kommandantur et contenaient des noms à Bassines qui y étaient cachés. Ceci se déroulait quelques mois avant la rafle. La résistance décide de liquider les dénonciateurs. Ils se dirigent vers la maison mais seulement les deux enfants étaient chez eux. Ils attendent et peu de temps après arrivent leurs parents. On prononce un jugement: La peine de mort. On tue de coups de fusil les parents mais aussi les enfants. L'ainée était une fille de 13 ans. On l'a beaucoup reproché à la résistance.