Photos

Des Photos prises par rapport à notre temps en Belgique en 1942-1944

Photo: Château de Bassines

C’est dommage que je n’ai pas de photos de l’intérieur du Château. Ça valait la peine. Surtout le grand salon avec ses meubles antiques et les peintures des personnes nobles au mur. Tout était un peu usé mais l’atmosphère n’y était pas moins, au contraire. A côté était la salle à manger et parfois monsieur Cougnet avait des nouvelles à annoncer. Alors il prenait un verre et avec son couteau il donnait des tapes pour demander du silence.

Dans le Château étaient les dortoirs pour les petits et les jeunes filles. Les garçons avaient leur chambres dans un autre bâtiment, à côté du Château. Dans ce bâtiment se trouvait aussi une salle pour faire les devoirs, dans l’après-midi à 4 heures jusqu’à 5.30. L’extérieur du Château était en style Renaissance. C’est dommage que le Château n’existe plus, il a été démoli.

Photo: Château de Bassines

Le devant du château de Bassines. On voit la porte d’entrée au milieu. Derrière le château se trouvait d’abord un parc et puis une grande forêt avec une magnifique allée au milieu. Je me rappelle qu’un jour arrivait une voiture avec quelques Allemands. Ils cherchaient un jeune homme d’origine autrichienne parce qu’il était un Juif. La personne, George Kluger, avait observé les Allemands, il fuit dans la forêt, grimpa dans un arbre très haut, et resta là jusqu’à que le Allemands étaient parti. Ils ne l’avaient pas trouvé et il a survécu la guerre.

Photo: Eugène Cougnet

„Monsieur Eugène Cougnet, né Ledeberg-Gand 01-08-1892, était un pédagogue et un enseignant qui a consacré toute sa vie non seulement aux jeunes, mais aussi à toute personne en difficulté qui faisait appel à lui. Ce fut notamment le cas pendant l’occupation.”

C’est une phrase, écrite par Georges Van Liefferinge dans sa lettre à Yad Vashem pour la reconnaissance des Justes parmi les Nations, le 7 janvier 1982.

L’internat qu’il dirigeait était d’abord installé à Heide et avait comme nom: “Nid d’Aiglon”. En 1939 l’école fut transférée au Château de Bassines à Méan-en-Condroz dans les Ardennes.

Dans mon histoire de guerre on peut lire que monsieur Cougnet accueillit à Bassines des enfants, adolescents et adultes Juifs et qu’en octobre 1943 “la Feldgendarmerie” arreta tout le monde et monsieur Cougnet fut transféré au Camp de Gross-Rosen où il mourait. Au Château se trouvaient encore des armes pour la résistance et un émetteur de radio que les Allemands n’ont pas trouvé. Si oui monsieur Cougnet aurait été fusillé tout de suite.

C’est surtout grâce au souvenir à monsieur Cougnet que je me suis intéressé du passé et que j’ai essayé de retrouver les anciens de Bassines. Je le vois encore devant moi avec sa belle barbe, il a laissé une impression inoubliable sur moi. Il était non seulement un homme extrêmement courageux mais aussi un professeur exceptionnel. Après mon entrée au Château en 1942 je parlais à peine le Français. Il m’a appelé pour me dire que je devais suivre les leçons en français comme tout le monde mais en outre j’aurais cours privé par une institutrice. Elle était une jolie jeune fille de 22 ans, mademoiselle Polet, son vrai nom était Polski. Je l’ai revu en 1994 à la réunion pendant laquelle nous avons parlé du passé.

Après mon départ du Château en 1943 et en revenant chez mes parents j’avais quelques difficultés pour m’exprimer en Néerlandais de nouveau!

Photo: Eugène Cougnet

Monsieur Cougnet avec sa pipe inséparable et avec la plus jeune des 4 enfants Waedemon, debout devant l'entree du Château.

Photo: rès de la Porte Namur à Bruxelles Juillet 1942

Cette photo a été prise au mois de Juillet 1942 par un photographe de rue, installé près de la Porte Namur à Bruxelles. Je venais d’acheter une pair de chaussures après l'arrivée à Bruxelles car toutes mes chaussures se  trouvaient encore dans notre maison à Amsterdam. C’est donc ma première photo en Belgique.

Photo: prise au printemps 1944 dans ma classe

Photo prise au printemps 1944 dans ma classe à l’école hollandaise "Prinses Juliana". Je suis assis au milieu derrière les deux filles. Debout dans le coin on aperçoit monsieur Neven, directeur de l’école. En 2003 l’école fêtait son anniversaire de cent ans et il y avait une réunion des anciens élèves à laquelle j’ai assisté. Il y avait au moins 6 anciens élèves Juifs, peut être plus, mais la plupart des enfants Juifs Hollandais venait à l’école après la libération, donc après leur "plongement".

Pourquoi j’allais à l’école Hollandaise est une histoire intéressante. Quand je venais du pensionnat Bassines à Bruxelles j’avais déjà 18 ans, mais sur ma carte d’identité j’avais 16 ans. Dans mon histoire j’ai écrit que j’étais enregistré officiellement, donc je ne voyais pas de problème pour aller travailler. J’ai trouvé du travail comme apprenti fourreur. Mais après quelques mois je recevais une convocation de l’office du travail où je devais me rendre. J’y étais reçu par un employé assez jeune et sympa. Il me disait que je devais aller travailler en Allemagne pour le "Arbeitseinsatz". Il me posait encore quelques questions mais soudainement il me demanda: "Voudriez-vous aller travailler en Allemagne?" Naturellement je répondis "ah non!" Alors il me dit: "Vous avez 16 ans, si vous allez à l’école vous, ne devez pas aller travailler en Allemagne" J’ai raconté cette histoire à mes parents et le lendemain ma mère est allée à l’école Hollandaise pour me faire inscrire. Monsieur Neven n’a rien demandé, ma sœur était déjà inscrite donc il nous connaissait. Je suis certain qu’il comprenait la situation.

Photo: Groupe d'hommes

Une photo prise à Bassines en été 1942. Il y a en haut George Van Liefferinge et Pouss (André) Cougnet, plus bas: Robert Arouete, Philipe Lejeune, François Dekker, Monsieur Cambron, Monsieur Cornille, ? , (peut-être Dumenceau), Georges Kluger et en dernier Jean Arouete, Pierre, Nicole et Francine Waedemon.
Georges Kluger était le jeune-homme qui grimpait dans un arbre quand les Allemands sont venu le chercher.
Robert Arouete est le garçon qui a écrit une magnifique histoire de ces expériences pendant toute la guerre. C’est lui qui m’a envoyé la photo.

Photo: Groupe d'élèves a Bassines

Groupe d'élèves a Bassines, photo prise en été 1942. Je n'y étais pas encore. On aperçoit de gauche à droite en haut debout: Margot Cuvelier (Grunewald), Pierre deMuyter (Sammy Rubenstein), Jean Jacques Adam, Jacques Waedemon, Christine Page, JeanJean Cougnet, ? , ? . En bas: Pierre Waedemon, ? , Jean Arouete, Claude Grosjean, Sylvain Somers (Suchowolski), André Arouete, et un des frères Smit et trois petits inconnus. Les enfants Waedemon étaient à Bassines parce que le père, un aviateur, était parti pour l'Angleterre en mai 1940.

Photo: Groupe d'élèves a Bassines

Derrière le Château se trouvait un terrain que quelques élèves (avec l'aide d'un professeur) avaient transformé en terrain de basketball. Dans une redaction j'avais ecrit: "On y pratiquait une espece de boxe au ballon qu'on appelle ici Basketball". Et aussi la phrase: "Le but du jeu n'est pas de marquer des goals mais plutôt de demolir l'adversaire". C'était un peu exageré mais c'était un fait que les joueurs jouaient avec fantisme. Sur la photo on voit les joueurs et les spectateurs se disputer. On aperçoit tout à fait à droite Robert Arouete, puis Jacques Moreau (Szwarctburt), Philipppe II (Weyckmans), plus loin avec Pullover Léon Tenier (Tenzer, mon meilleur copain) On voit quelques scouts. En été, pendant les vacances, le château recevait un groupe de scouts Catholiques, qui y venait camper. La photo fut prise après un match entre les élèves et les scouts.

Photo: Vous voyez ma mère et ma sœur entrer chez eux

Vous voyez ma mère et ma sœur entrer chez eux. La photo date de 1944, après la libération. Pendant l’occupation j’avais un bon contact avec le fils de nos voisins, un jeune homme de mon âge. Les voisins n’étaient pas au courant de notre situation mais je pense qu’ils supposaient la réalité. Nous avions à peu près les mêmes intérêts et étions souvent ensemble, lui chez moi ou moi chez lui. Il s’appelait Daniel Dansaert.

Le 13 Juillet 1944 je fêtais mon anniversaire avec plusieurs amis dans l’après-midi, avec Daniel, Hans Meddens et d’autres camarades. On jouait des disques et la musique était assez forte. Tout à coup Daniel m’approchait de très près pour me dire qu’il voyait dans la rue deux hommes qui étaient en train d’observer notre maison. Je jetai un coup d’œil par la fenêtre et effectivement deux hommes se trouvaient de l’autre côté de la rue en face de notre maison en train de nous regarder. Je m’inquiétais mais tâchais de ne pas montrer mes soucis. Je blaguais en disant que ces hommes voulaient peut être nous joindre pour assister à la fête.

Après la libération Daniel me racontait quelque chose de curieux. Il collectionnait des coléoptères et quelques jours après mon anniversaire il était parti à la forêt des Soignes pour en attraper. Une fois arrivé dans une partie solitaire il commençait à chercher les coléoptères. Tout à coup ces deux hommes s’approchaient de lui et commencèrent à lui poser des questions sur nous. Ils avaient suivi Daniel tout à fait jusqu'à dans la forêt. Que savez de vos voisins? Etc. etc. Daniel disait qu’il nous trouvait des personnes aimables mais autrement il ne savait rien. Après avoir posé des questions pendant un quart d’heure les hommes étaient partis. Jamais on saura qui étaient ces hommes mais c’étaient probablement des dénonciateurs. Nous avons eu de la chance que la libération s’approchait, sinon ces hommes auraient entrepris des actions contre nous.

D’ailleurs, la chance a joué un grand rôle pour tous ceux qui étaient dans une situation comme nous. Je me rappelle notamment deux événements. Un jour, quand mes parents et ma sœur habitaient encore dans la villa à Uccle, une voiture s’arrêta devant la porte avec un Allemand et un Belge en civil. Ils sortirent et sonnèrent. L’habitante ouvrit la porte et demanda ce qu’ils voulaient. L’homme belge disait qu’il avait entendu que dans la villa habitaient des Juifs. La dame resta très calme et disait qu’elle comprenait très bien pourquoi on le pense, car avant elle il y avaient en effet des Juifs qui y habitaient mais ils étaient partis et parce que alors la villa était vide et comme elle était divorcée, elle a loué la villa pour elle et ses enfants. Maintenant il n’y avait plus de Juifs. Heureusement les hommes n’étaient pas trop malins, ils ont remercié la dame pour son explication et ils sont parti.

Un autre jour mon père se trouvait sur un arrêt du tram dans l’Avenue Louise. En attendant le tram il était debout en lisant un journal. C’était à un carrefour et il y avait un militaire allemand pour régler la circulation. Il faisait le signe stop et à côté de mon père s’arrêta un Citroën et mon père, qui regarda la voiture en un éclair, reconnaissait le fameux Jacques là dedans. Heureusement il resta tout calme et continuait à lire le journal mais il voyait que Jacques était en train d’observer mon père. Tout à coup le militaire faisait signer pour la circulation de démarrer et le Citroën était parti. Ouf ... D’après mon père Jacques voulait justement demander à mon père de monter dans la voiture, mais il était trop tard ...

Photo: photo du 11 juillet 1945, 12e anniversaire de Hanneke Hamme

Cette photo date du 11 juillet 1945, mon 12e anniversaire. Le premier anniversaire après la libération pouvait être fêté avec huit de mes amies, toutes des élèves à l’école „Prinses Juliana“. Ensemble, avec nos parents, nous allâmes ce jour à un jardin de recreation (La Ferme Rouge).

On voit sur la photo de g. à dr.: Els Doodeheefver, Jetteke Emmering, Juultje Meddens, Elsje Niesingh, Ellen Werthaauer, Nellie Niesingh, moi Hanneke Hamme, Pippie Stodel, Anneke Zijlstra.

Pendant la guerre j’étais six mois dans la maison de Monsieur et Madame Meddens où j’étais reçu avec tendresse. J’ai encore souvent contact avec Juul. Ellen Werthauer habite aux E.U. Elle a reçu une décoration pour son travail en faveur des persécutés.

Nellie Niesingh est decédée il y a quelques années.

Pippie Stodel habite à Amsterdam, nous sommes encore toujours de bonnes amies. (Texte écrite par Hanneke Hamme)

Photo: Parents Hamme et Meddens

Nous, les enfants, avons vécu les années de guerre avec l’insouciance propre à notre âge, ce qui devait être loin le cas de nos parents, malgré les bons moments de détente passés ensemble, comme sur la photo ci-dessous prise au Bois de la Cambre.

Des quatre personnes attablées, deux sont mes parents, Elisabeth Meddens (devant à gauche) et Theodorus Meddens, (derrière à gauche) venus de Hollande en 1938 pour s’établir à Bruxelles. Ro Koekoek et Emmanuel Hamme sont les parents de Hanneke et Nico.

Les deux familles ont fait plus que sympathiser; elles sont devenues amies et le sont restées encore aujourd’hui. Nous nous contactons régulièrement et assistons mutuellement aux grands évènements familiaux.

En ce temps là, ma mère et Madame Hamme prenant le tram pour aller en ville, assistaient à bord à des rafles fréquentes, ce qui les angoissait évidemment beaucoup.

Je me souviens avoir raconté à mes amies voisines, après avoir fait promettre le secret, que nous cachions une amie juive à la maison. Mes parents ayant été gentiment avertis, j’ai appris, depuis lors, à taire les secrets.

Malgré toutes les horreurs que cette guerre a engendrées, de grands liens se sont établis et des graines d’espoir ont été semées. (Texte écrite par Juul Meddens)

Photo: Hans Meddens

C'est une photo du fils ainé de la famille Meddens. Nous étions du même âge et de bons amis. Il était très intelligent mais avec un grand sentiment d'humour. Il devenait prêtre et allait habiter à Rome. Mais après une dizaine d'années il quitta et se mariait avec une Italienne. Hélas, elle mourut dans un accident d'avion. Quelques années plus tard il se mariait de nouveau avec une Sicilienne et allait habiter à Palerme jusqu'à sa mort en mars 2009. J'avais beaucoup de sympathie pour lui et c'est pour lui rendre honneur que j'ajoute sa photo à mon site.

Photo: le grand jour de notre retour pour mes parents, ma sœur et moi à Amsterdam

Le 15 Octobre1945, c’était le grand jour de notre retour pour mes parents, ma sœur et moi à Amsterdam. Nous étions arrivés en Belgique avec une petite valise mais pour le retour mon père avait arrangé un camion. Sur la photo on voit le camion devant notre maison au moment qu’on le charge avec ma bicyclette. Debout derrière le camion se trouvent madame et monsieur Stodel, des connaissances d’avant la guerre qu’on a rencontré après la libération à Bruxelles et qui, comme nous, étaient cachés en Belgique. On les a rencontré au consulat hollandais à Bruxelles tout de suite après la libération où on s’est rendu pour nous annoncer. Nous devions devenir Hollandais de nouveau et il faut dire que si nous n’aurions pas fait ça nous serions restés Belges pour le reste de notre vie. Je l’ai regretté plus tard.

Leur fille de 12 ans y était aussi, ainsi que ma sœur, et les deux filles étaient déjà des amies à Amsterdam où elles étaient dans la même classe à l’école. Leur enthousiasme était formidable et aussi le chahut qu’elles produisaient tellement, qu’un employé leur demandait du silence. Puis on voit Madame De Wit, la dame qui a loué trois étages à nous dans sa maison dans la rue du Lac 34, près de l’avenue Louise. Elle même habitait au premier étage et nous au trois autres étages. Je garde de très bons souvenirs du temps entre la libération et notre retour en Hollande, mais je pense que ce n’est pas la place ici pour les décrire en détails. Monsieur Stodel voyageait avec nous à Amsterdam, il était un fameux antiquaire et il devait y être pour affaires.

Le retour en Hollande fut pour moi une grande déception. Tout y était triste en comparaison avec Bruxelles. Mes copains d’avant n’y étaient plus, je n’avais pas d’amis, je me sentais seul. J’allais faire un stage dans une entreprise à Rotterdam, encore plus triste qu’Amsterdam. Quelle différence avec Bruxelles! Au mois de Mai 1946 je devais faire mon service militaire. Comme j’ai regretté d’être retourné en Hollande ce temps là.

Photo: un restaurant à Gistoux, un village au sud de Bruxelles

La photo date d'environ 1980 pendant un "pélerinage". C’est un restaurant à Gistoux, un village au sud de Bruxelles. En 1942 c’était un petit hôtel qui s’appelait "Les Acacias". Au mois de Juillet 1942 nous y avons logé pendant quelques semaines, en attendant notre départ pour la Suisse. Ce départ n’a pas eu lieu, car quelques personnes en France, qui devaient nous aider, étaient tombées aux mains des Allemands. Monsieur Bolle nous a recommandé de rester en Belgique ou partir pour la Suisse avec une autre organisation qu’il venait de trouver. On faisait le dernier. Fin Juillet nous partîmes avec un groupe d’une trentaine de personnes par train à Lille. Une dame de l’organisation nous recevait à la Gare du Midi. Dès notre arrivé à Lille la dame nous mena à un café. Ce café était sale, plein de soldats Allemands avec des salopes. La dame nous demanda d’attendre son retour avec un autobus, qui nous mènerait en Suisse. Après une demi-heure la dame n’était pas encore retournée et nous n’avions plus de confiance.

En face du café se trouvait un autre café qui était beaucoup meilleur et plus propre et nous décidâmes de traverser la rue et d’attendre dans ce café. On pouvait voir qu’une voiture de l’armée allemande arriva. Quelques militaires descendirent pour aller regarder dans le sale café. Mais après quelques minutes ils sortirent pour partir de nouveau. C’était clair, on nous a trompé mais heureusement sans conséquences graves. Seulement on nous a fait payer la moitié de leur somme demandée par avance.

Nous sommes retournés à Gistoux et là nous avons rencontré la famille Apfelbaum dont la femme a recommandé à ma mère d’envoyer les enfants au Château de Bassines. Voilà quelques souvenirs de nos "vacances" à Gistoux.

Photo: Photo la grande réunion des anciens habitants de Bassines

La photo est prise en 1994, la grande réunion des anciens habitants de Bassines. J’ai commencé en 1992 pour les retrouver. J’ai regardé dans le bottin Bruxellois sous le nom Cougnet. J’ai trouvé le numéro de André et je lui donné un coup de téléphone. On a fixé un rendez-vous chez lui et sa femme Claudine, que je connaissais de Bassines. Malheureusement sa mémoire n’était plus bonne, il ne se rappelait presque rien et il ne connaissait pas d’adresses d’anciens Bassines. Seulement il disait que son père avait été nommé "Juste des Nations" par Yad Vashem à Jérusalem.

Puis j’ai demandé à mon cousin à Tel Aviv d’aller à Jérusalem pour demander des copies du dossier E. Cougnet. Là dedans je trouvais le numéro de téléphone de Kurt Pick en Angleterre. Je lui ai téléphoné ce qui provoquait un grand étonnement, tellement il était surpris. Il avait encore contact avec deux institutrices et avec Georges van Liefferinge. C’était le commencement d’un effet de boule de neige. J’ai retrouvé presque tous, aussi avec l’aide de l’association Enfant Caché.

La réunion était d’un côté un grand succès mais aussi un événement triste pour ceux qui n’ont pas survécu, surtout monsieur Eugène Cougnet.

Cette photo a été prise le 8 Mai 1995 à Méan, à l’occasion de l’inauguration d’une plaque dédiée à la mémoire du feu Mr. Cougnet. Le texte sur la plaque:

A LA MEMOIRE DE
Mr. Eugène Cougnet
Mort en déportation
JUSTE PARMI LES NATIONS
Qui au péril de sa vie, a sauvé 40 enfants juifs de l’extermination nazie.

Le Monsieur à droite est le maire de la commune (Monsieur Florent Delorme). La plaque se trouve au monument pour les morts des deux guerres 1914/18 et 1940/45.

Je ne me rappelle pas qui est la dame qui dépose des fleurs.

La plaque était une initiative de l’association "Enfants Caché" et les fonds étaient fournis par les anciens habitants du pensionnat

Des Photos de Madame Lulu Wouters

Madame Lulu Wouters est une vieille connaissance de la famille Cougnet, elle venait régulièrement au Château pendant les vacances. Dans sa jeunesse elle a fait quelques photos qu’elle m’a envoyées et dont j’ai le plaisir de les ajouter au site.

Foto: Monsieur Cougnet au travail dans son bureau

Monsieur Cougnet au travail dans son bureau.

Foto: Monsieur Cougnet au travail derrière son bureau.

Monsieur Cougnet au travail derrière son bureau.

Foto: Monsieur Cougnet

Monsieur Cougnet.

Foto: Monsieur Cougnet

Monsieur Cougnet.

Foto: Monsieur Cougnet

Monsieur Cougnet.

Foto: Jean-Jean le fils cadet Cougnet

Jean-Jean le fils cadet Cougnet, décédé, hélas, l’année passée à l’âge de 80 ans.

Foto: André, le second fils Cougnet

André, le second fils Cougnet, aussi nommé "Pouss", décédé en 1997. Sa femme Claudine habite à Bruxelles.

Foto: Pierre le fils ainé Cougnet

Me semble Pierre, le fils ainé Cougnet, il a maintenant 96.

Foto: Le donjon de Bassines

Le donjon de Bassines, visible dans les environs lointains.

Foto: La cour de la ferme devant le Château de Bassines

La cour de la ferme devant le Château de Bassines.

Foto: l’espace entre le Château et la porte d’entrée

Encore une belle image de l’espace entre le Château et la porte d’entrée.

Foto: Le bureau

Le bureau.

Foto: Le grand salon

Le grand salon, je pense que c’est la seule photo qui existe encore.

Foto: La bibliothèque

La bibliothèque.

Foto: la chambre de porcelaine

C’est ce que j’appelais la chambre de porcelaine.